Текст песни
Ils disent que la vie est belle. Ils disent que la vie est simple. Pendant qu'on ne distingue plus l'irréel du réel, La vie reste un recommencement sempiternel. Les larmes du temps soignent. En silence sourd, ils croient être éternels. Ils nous disent qu'ici reposent de grands hommes Dont la somme de leurs bienfaits pourrait à vie Nous protéger. Car nous rabâchent-ils, Le Sénégal est une terre sacrée. Mais comment Comment se fait-il que l'arsenal de Prières de cette paix factice soit désamorcée devant Nos routes goudronnées par le sang de tant de Victimes anonymes, véritables martyrs contemporains On joue à la loterie avec la vie des Pauvres, fatalistes moutons parqués dans la cour du Roi. Et quand s'abat l'inimaginable, On ose encore dire "Nogol Yalla". Pendant que des mains sales font des tours de Passe-passe sous les tables bien garnies de cette Classe de gens qui, pour un tout ou un Rien, râlent. Ce sont des corrompus, Des cœurs qui ont rompu avec les battements dignes, Des corps rompus et habités par le vice, Des personnes imbues de superflu et qui volent les Moyens de leur politique de vie. Devant, devant plus fort qu'eux, Ils courbent l'échine sans gêne. Pendant que les battements de cœur de certaines Femmes s'arrêtent en donnant la vie sur des Charrettes. Pendant que des petites filles peignent En rouge le sable avec la plante de leurs Pieds le long des kilomètres séparant leur maison du Puits. Dites-moi, sur quelle terre bénie les gens Crèvent-ils comme du bétail dans les hôpitaux Il Faut payer d'abord, clament-ils. Pendant que le dernier souffle s'extirpe du corps du Malade. Mais mon cœur bat la chamade quand je Pense à la famille hypocrite qui viendra faire sa Mascarade. Frappe le voir les billets de banque à l'enterrement Sous le regard ag hard des véritables proches qui Serreront sûrement les dents. Parce que nous sommes des Sénégalais bon teint, Hein On fait le masla, on porte des masques À longueur de journée, on juge, On jauge, on critique et puis basta. L'indignation facile et l'inaction innée. Aucune notion de bien commun. Le voisin, c'est toujours lui le con. Ils s'insurgent derrière leur écran. Mais face à l'argent, ces mêmes sacrifiés deviennent Amnésiques, rabâchent toujours le même disque. Le changement reste un luxe qu'ils ne peuvent se Payer. Ces nouveaux riches recherchent de nouveaux Pauvres sur qui leur pouvoir exercer. Ça reste un cercle vicieux où tout gravite autour De la possession et de la domination de l'autre, De l'humiliation et de l'asservissement de l'autre. Une lutte des classes, une lutte des confréries, Une lutte des castes, une lutte des ethnies. Les révoltés d'hier deviennent les griots du roi D'aujourd'hui. Ils nous anesthésient à l'aide de la Seringue folklorique. Aux mains au devant de la scène, les têtes Vides. Ils nous disent qu'avec cent francs de Connexion, zéro stress. Mais ils ne connaissent pas les héros des livres Qui restent fermés et prennent la poussière sur les Étagères des bibliothèques. À la place, on préfère rire de rien en Mangeant des pastèques et pleurer tout le temps de L'hivernage parce que la boue nage avec notre reste De dignité. Mais jamais ils ne règleront le problème Des inondations dans nos quartiers. Cela parce que les toits de leur résidence ne Fuient pas. Ils ne connaissent pas la souffrance de La vendeuse d'arachides, encore moins celle de la Vendeuse de beignets. Ce n'est qu'à l'approche des élections qu'ils Viendront faire pénitence Dans nos cités.
SAMIRA — Noir sur blanc
«Noir sur blanc» — SAMIRA. Читайте текст песни и подпевайте с караоке-подсветкой: строки текста подсвечиваются в такт музыке. Слушайте онлайн бесплатно или скачайте mp3. Длительность записи — 4:16. Жанр — Этническая.
